Cancer colorectal

cancer colorectal anatomieDéfinition

Le cancer colorectal est une prolifération de cellules malignes à partir de la muqueuse du côlon ou du rectum. Dans 80% des cas, il se développe à partir d’une tumeur bénigne appelée polype adénomateux.

C’est un cancer fréquent, il touche près de 42 000 personnes chaque année, un peu plus d’hommes (53%) que de femmes (47%). Dans plus de 9 cas sur 10, il survient chez des personnes âgées de plus de 50 ans.

C’est un cancer grave ; il représente la deuxième cause de décès par cancer en France après le cancer du poumon.

Le côlon fait partie du tube digestif. Il est situé dans l’abdomen, entre l’intestin grêle et le rectum. Il mesure environ 1,5 mètre de long. Il a pour fonction principale de constituer les matières fécales.

Le côlon se divise en 4 segments :

  • Le côlon droit ou colon ascendant
  • Le côlon transverse
  • Le côlon gauche ou côlon ou côlon descendant
  • Le côlon sigmoïde, dernière portion du côlon avant le rectum

Quelques chiffres sur le cancer colorectal

Le cancer colorectal touche près de 42 000 personnes chaque année, un peu plus d’hommes (53%) que de femmes (47%). Dans plus de 9 cas sur 10, il survient chez des personnes âgées de plus de 50 ans.
C’est un cancer grave, il représente la deuxième cause de décès par cancer en France après le cancer du poumon.

 

Les facteurs de risque du cancer colorectal

On distingue 3 niveaux de risque vis-à-vis du cancer colorectal :

  • Les personnes à risque moyen
    Ce sont les hommes et les femmes de plus de 50 ans
  • Les personnes à risque élevé
    – Personnes ayant déjà eu un cancer colorectal ou un adénome
    – Personnes ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal ou d’adénome avancé (1 parent du 1er degré avant 65 ans ou 2 parents 1er degré quelque soit l’âge)
    – Personnes ayant des antécédents personnels de maladie inflammatoire chronique (maladie de Crohn, Rectocolite ulcéro hémorragique)
  • Personnes à risque très élevé
    – Personnes atteintes de polypose adénomateuse familiale
    – Personnes atteintes du syndrome de Lynch (Cancer colorectal héréditaire non polyposique)

Le traitement du cancer colorectal

Dépisté tôt, un cancer colorectal guérit dans 9 cas sur 10, mais le cancer colorectal au début de son évolution est souvent sans symptôme. Le diagnostic de ce cancer est ainsi souvent porté avec retard. Les premiers signes d’apparition de la maladie sont souvent tardifs et non spécifiques.

Chaque cancer est unique et se définit notamment en fonction de sa localisation, de sa profondeur dans la paroi, de l’atteinte ou non des ganglions et de la présence ou non de métastases au niveau d’autres organes. Le choix du traitement est donc adapté à chaque situation. Il repose sur la chirurgie et éventuellement des traitements dits adjuvants : chimiothérapie, radiothérapie associée à la chimiothérapie. L’indication d’un traitement adjuvant dépend du stade et de la localisation du cancer.

Plus d’informations sur le site Internet de l’Institut National du Cancer INCa.

La prévention du cancer colorectal

Hygiène de vie et cancer colorectal

Le risque de développer un cancer dépend pour beaucoup de nos modes de vie et le cancer colorectal ne fait pas exception à la règle.

Certains comportements augmentent le risque :

  • Sédentarité
  • >Surpoid
  • Régimes trop riches en protéines (notamment viandes rouges)
  • Régimes riches en graisses (notamment animales)
  • Consommation d’alcool et de tabac

d’autres le diminuent :

  • Activité physique régulière
  • Poids normal
  • Consommation régulière de fruits et de légumes (contribue à la diminution du risque de prise de poids, effet antioxydant , apport de fibres )
  • Consommation d’aliments céréaliers peu transformés et de légumes secs (apport de fibres)

Le dépistage

Le dépistage peut permettre de détecter des polypes et des petits cancers avant l’apparition même des premiers symptômes. A partir de 50 ans, chacun est concerné. L’examen dedépistage est différent selon ses antécédents personnels ou familiaux, c’est-à-dire selon son niveau de risque vis-à-vis du cancer colorectal.

Votre médecin traitant peut vous aider dans la conduite à tenir et peut vous accompagner avec : 
 

  • Un TEST DE RECHERCHE DE SANG OCCULTE (non visible) dans les selles, remis par votre médecin traitant en l’absence de facteurs de risques identifiés.
    • Le test Hemoccult  n’est plus utilisé depuis février 2015. Le test immunologique, plus simple et plus performant, sera disponible à partir de juin 2015.
    • Il est important de réaliser ce test car près de 80% des cancers colorectaux surviennent en France chez des personnes qui jusqu’à présent n’avaient aucun facteur de risque.
    • Ce test doit être ensuite renouvelé tous les 2 ans.

  • une COLOSCOPIE
    • En présence de facteurs de risque personnel : antécédent d’adénomes, de cancer colorectal, ou de maladie inflammatoire chronique (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn).
    • En présence de facteurs de risque familial : antécédent familial de cancer colorectal ou d’adénomes chez un parent du 1er degré survenu avant l’âge de 65 ans ou quel que soit l’âge si 2 parents du 1er degré atteints.
    • Cet examen est réalisé au rythme préconisé par votre gastroentérologue (tous les 3 ou 5 ans/ ou plus rapproché si nécessaire).
    • Attention : certaines pathologies familiales, la polypose adénomateuse familiale et le cancer colorectal héréditaire non polypoïde encore appelé syndrome de Lynch nécessitent en plus une consultation d’oncogénétique et une chromocoloscopie.

    Questions/Réponses

    J’ai eu 50 ans et je n’ai pas reçu d’invitation : que dois-je faire ?
    Contacter la structure de gestion de dépistage de votre département de résidence.
    J’ai reçu une invitation mais mon médecin n’a pas de test : comment faire ?
    Contacter la structure de gestion de dépistage de votre département de résidence.
    Dois-je effectuer le test sur trois selles différentes ou bien sur la même selle ?
    On doit effectuer le test de recherche de sang dans les selles sur trois selles différentes pas obligatoirement sur trois jours différents, ça peut être la même journée par exemple mais sur trois selles différentes. Si le test est effectué la même journée, il faut à ce moment là indiquer l’heure de chaque selle sur chaque plaquette du test pour que le laboratoire sache qu’il s’agit bien de trois selles différentes.
    J’ai mangé du boudin (de la viande saignante), puis je faire le test ?
    OUI, aucune restriction alimentaire n’est imposée. Le boudin, ingéré en quantité normale, est digéré et l’hémoglobine détruite par les enzymes de la digestion. Il n’y a aucune interférence avec le test.
    J’ai pris mes médicaments habituels, puis-je faire le test ?
    OUI, sauf si vous avez pris des comprimés de Vitamine C. Dans ce dernier cas, arrêtez la prise de Vitamine C en comprimés 2 à 3 jours avant les prélèvements de selles. La vitamine C peut « négativer » le test (faux négatif). Tous les autres médicaments peuvent être pris.
    Est-ce que je dois effectuer les 6 prélèvements ?
    OUI, un polype ou un cancer colorectal ne saigne pas forcément tous les jours. 6 prélèvements doivent être effectués pour se donner le maximum de chance.
    Lorsqu’on a effectué le test, combien de temps a-t-on pour faire les 6 prélèvements ?
    Il faut compter huit jours maximum pour faire les 6 prélèvements. Même en cas de constipation, il faut essayer de faire le test complet en 8 jours.
    Quels sont les délais de réception des résultats ?
    8 jours maximum.
    Existe-t-il d’autres tests de dépistage ?
    Il existe d’autres tests mais ceux-ci ne sont pas pris en charge et n’ont pas fait leur preuve dans le cadre du dépistage organisé. Hemocheck : Sur le plan technique, HEMOCHECK est constitué de 5 feuillets-test qui, jetés dans la cuvette des toilettes, réagissent à partir de 2 mg d’hémoglobine pour 100 ml d’eau. Ce test n’a pas été évalué par des études à grande échelle sur la population et n’a pas montré son efficacité. Il ne peut remplacer le test Hemoccult II®. Test sanguin : Des études sont en cours pour démontrer son efficacité. Les tests immunologiques : ils recherchent, comme les tests au gaïac (test Hemoccult II®) la présence de sang occulte dans les selles. Ces tests remplaceront prochainement le test Hemoccult II®.
    Mon test est positif, qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie-t-il que j’ai un cancer ?
    Cela ne signifie pas que vous avez un cancer, cela signifie que du sang a été détecté dans vos selles. Pour en identifier l’origine, votre médecin vous prescrira une coloscopie, réalisée par un gastroentérologue. Il vous expliquera la manière dont se déroule cet examen, ses avantages et ses rares complications.
    Si la coloscopie est contre-indiquée y a-t-il d’autres examens qui permettraient de trouver l’origine de ce saignement ?
    OUI, la coloscopie virtuelle par exemple. Elle présente l’avantage de ne pas nécessiter d’anesthésie. Par contre, elle n’évite pas la préparation du côlon, qui est un élément d’inconfort pour certains patients. En cas de présence de polypes, une véritable coloscopie devra secondairement être effectuée pour en permettre l’exérèse.
    J’ai eu une coloscopie, dois-je faire le test ?
    NON. Après une coloscopie de moins de cinq ans, normale et ne nécessitant pas un suivi régulier par coloscopie, il faut attendre 5 ans pour reprendre le dépistage par test Hemoccult II®.
    Si le test est négatif cela signifie que je n’ai ni polype ni cancer ?
    Si le test est négatif (pas de sang dans les selles), vous le renouvelez deux ans plus tard. Dans la très grande majorité des cas, un Hémoccult II® négatif traduit l’absence de lésion cancéreuse ou de polype. Cependant, il peut arriver que certaines lésions ne saignent pas au moment du dépistage par Hemoccult II®. C’est pourquoi il faut le renouveler tous les 2 ans entre 50 et 74 ans et rester attentif à l’apparition de signes digestifs comme les douleurs intestinales, l’alternance de diarrhée et de constipation, un saignement par l’anus qui doivent vous inciter à consulter sans tarder votre médecin traitant. Le diagnostic d’un cancer colorectal ou d’un adénome avancé chez un parent du 1er dégré doit également vous conduire à la réalisation d’une coloscopie.
    Pourquoi le dépistage organisé du cancer colorectal ne concerne-t-il que les personnes de 50 à 74 ans?
    Le cancer colorectal est très rare avant 50 ans. Sa fréquence augmente ensuite rapidement. Le dépistage organisé a démontré son efficacité pour réduire la mortalité par cancer colorectal auprès des personnes âgées de 50 à 74 ans. Après 74 ans, l’intérêt d’un dépistage individuel peut être discuté avec le médecin traitant.

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