L’IRM et le suivi radiologique de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune qui peut évoluer vers le handicap. Tout au long du suivi de la maladie, des IRM SEP (Imagerie par Résonnance Magnétique) seront effectuées pour relever les modifications survenues entre deux examens.

Qu’est que la sclérose en plaques ?

La SEP est une maladie qui pousse le système immunitaire à combattre ses propres composants, d’où le qualificatif d’auto-immune. Elle touche la gaine de myéline entourant les fibres nerveuses de certains neurones, ce qui coupe les transmissions entre eux. Le corps ne répond plus correctement pendant une durée aléatoire, jusqu’à ce que les neurones se reconnectent naturellement. Les plaques, ces sortes de taches qui sont à l’origine de la démyélinisation changent d’endroit et peuvent augmenter en grandeur et en nombre, elles causent des inflammations.

L’échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale) dont la traduction française est neuroscore, est mise à la disposition des médecins pour situer l’avancée de la maladie. Elle possède 10 échelons : de 0 avec un examen neurologique normal jusqu’à 10 avec le décès.

Près de 100 000 personnes sont atteinte de SEP en France dont 75 % sont des femmes, des scientifiques et chercheurs en ont déduit que l’origine de la maladie devait être hormonale. Il y aurait aussi un terrain génétique, ce qui expliquerait le taux masculin.

À quoi sert une IRM medullaire ?

Dans le cadre d’un suivi de la sclérose en plaques, des radios et IRM SEP sont pratiquées régulièrement, elles permettent de situer les plaques ou taches au niveau des substances grises, blanches et des ventricules et d’en suivre l’évolution. Selon les symptômes montrant une évolution de la maladie par exemple, le médecin prescrira une IRM medullaire pour déceler d’éventuelles lésions au niveau de la moelle osseuse. L’ensemble de la colonne vertébrale sera alors vérifiée au cours de cet examen. Un produit de contraste peut être injecté avant ou pendant l’IRM qui dure une vingtaine de minutes, il est conseillé de boire abondamment au cours des heures qui suivent pour éliminer le produit.

Peut-on guérir de la SEP ?

Malheureusement, il n’y a pas encore de remède pour endiguer cette maladie en cette fin d’année 2019, mais il y a de belles avancées, notamment sur des études à base de testostérone. Il est toutefois possible à l’heure actuelle d’estomper les symptômes, d’apporter un meilleur confort au quotidien et de rallonger l’existence. L’échelle EDSS donne les degrés d’atteinte de la maladie et si l’on peut légèrement ralentir le processus, lorsqu’il est en marche, pour l’instant, le handicap est inévitable, même si l’on ne finit pas forcément sa vie dans un fauteuil roulant, la marche est plus que difficile. Grâce à une entente internationale, la recherche avance, des résultats sur des souris sont très prometteurs. Comme le dit le Pr Catherine Lubetzki, neurologue à la Pitié-Salpétrière, les avancées dans la recherche sur cette maladie sont considérables depuis 30 ans. Les chercheurs travaillent sur la réparation des lésions de la myéline attaquée par les plaques à l’origine de la maladie.

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